Archives de Catégorie: Fashion design

Entre tradition et course aux achats: les fêtes sont les cibles préférées des marketers

Le bal des fêtes commerciales s’ouvre avec la st Valentin, durant l’année il continue avec la fête des mères et celle des pères, puis se termine en grandes pompes avec le soir de Noël suivi de près par la st Sylvestre.

Au départ, ces fêtes ont pour but de rassembler les gens, de les pousser à partager leurs sentiments et mettre à l’honneur la famille, l’être aimé ou encore les parents. Depuis plusieurs années cependant, le public s’éloigne du sens profond de ces fêtes. On confond aimer et gâter, faire plaisir et acheter.

Beaucoup réalisent que la société a corrompu ces fêtes pour en faire des évènements quasi 100% commerciaux. Certains décident de ne pas jouer le jeu et déclarent la St Valentin ou la fête des mères tous les jours de l’année. Mais pour la majorité l’engouement commercial reste bien réel. Grâce à eux, le shopping et la fièvre acheteuse ont encore de beaux jours devant eux.

Cette tendance, les agences marketing l’ont bien saisie. A l’approche de ces fêtes, elles n’hésitent donc pas à bombarder les acheteurs de campagnes, plus originales et attractives les unes que les autres.

Profitons-nous finalement vraiment de ces moments ou passe-t-on à coté du principal ? En achetant un cadeau beaucoup pensent avoir rempli leur devoir… Au final ils ne savent même plus pourquoi ils le font et c’est bien dommage. Mais il ne s’agit que d’une minorité car beaucoup de ceux qui jouent le jeu des marketers, le font pour profiter de l’occasion et déclarer leur amour à ceux qui sont proches.

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Une étoile qui fait scandale

Urban Outfitters accumule les scandales.

A quoi pouvaient bien penser les stylistes de la marque lorsqu’ils ont validé le tee-shirt masculin Wood Wood Kellog Tee? C’est la question que l’on se pose à la vue du modèle, de couleur jaune, orné sur la poche d’une broderie représentant une étoile à six bras évoquant immanquablement l’étoile de David, que les juifs étaient obligés de porter pendant la Seconde guerre mondiale. La marque de prêt-à-porter est aujourd’hui la cible de la Ligue Anti-Diffamation de Philadelphie (ADL).

L’association dénonce le très mauvais goût de la marque de vêtement qui a commercialisé un T-shirt affichant une étoile particulière épinglée à hauteur du cœur. L’ADL a réagi, condamnant le fait que « l’un de ses produits […] représente une nouvelle bévue. » Barry Morrison, directeur régional de l’ADL, a en particulier déclaré à Richard Hayne, PDG d’Urban Outfitters: « Nous trouvons l’usage de ce symbole offensant et d’un extrême mauvais goût, et nous sommes scandalisés que votre entreprise rende ce produit disponible à vos consommateurs. »

Dans son communiqué, l’ADL rappelle avoir déjà plusieurs fois reproché à Urban Outfitters des projets renforçant « les stéréotypes de différents groupes -chrétiens, Noirs, Irlandais, Mexicains, juifs… la liste est longue. » Elle exige des excuses immédiates de l’entreprise, ainsi que le retrait du produit de la vente. Le modèle n’est pas commercialisé en Europe.

Une photographie « non-représentative »

La réaction d’Urban Outfitters ne s’est pas fait attendre. D’après Brian SS Jensen, de chez Wood Wood, « l’étoile ne vise en aucune façon le peuple juif, les nazis ou l’Holocauste. Cette combinaison de motifs géométriques fait simplement partie de ‘State of Mind’, notre collection estivale. Nous nous sommes rendus compte de la ressemblance avec l’étoile de David dès l’entrée du prototype, et nous avons alors décidé de ne pas faire customiser l’imprimé. La photo publiée sur le site internet d’Urban Outfitters n’est pas représentative : elle devra d’ailleurs être remplacée. » La marque produit en effet le T-shirt Kellog sans son étoile. « Si avons blessé ou offensé qui que ce soit, nous en sommes désolés. Evidemment, ce n’était pas notre intention », ajoute encore Brian SS Jensen.

Urban Outfitters a commis l’erreur de publier sur son site internet la photographie d’un prototype qui n’était pas encore sorti. Cependant, la chaîne n’en est plus à son premier scandale. En 2004, la ligue anti-diffamation réprimandait déjà Urban Outfitters pour avoir mis en vente un modèle de T-shirt imprimé du signe du dollar et du texte ‘Everybody loves a Jewish Girl’ (‘Tout le monde aime une Juive’). Il y a quelques mois, la chaine faisait une nouvelle fois l’objet de critiques pour avoir utilisé un imprimé navajo de manière excessive (et injustifiée).

Le label s’est également attiré les foudres de la communauté irlandaise après avoir mis sur le marché un chapeau en honneur de la Saint Patrick : l’imprimé du couvre-chef montrait des irlandais en train de vomir. Urban Outfitters vend enfin la marque Obey, qui pare volontiers ses vêtements de messages anti-chrétiens et anti-capitalistes.

La photographie du T-shirt incriminé a depuis lors été supprimée du site internet.

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L’indémodable post-it !

Fruit d’une invention ratée, le Post-it a su se faire une place de choix sur nos bureaux. Pendant 30ans il s’est vendu en million d’exemplaires et s’est décliné en 8 tailles, 25 formes et 62 couleurs. Cependant ces dernières années cet incontournable s’est vu tout doucement évincé par de nouvelles technologies.

Pour empêcher sa disparition certains ont eu l’idée d’en faire un outil de marketing alternatif. On a donc vu les post-it se multiplier sur les surfaces lisses des immeuble d’affaires et open space ainsi que sur des supports inattendus afin d’y prendre la parole de manière plus créative.

Formidable support de street marketing depuis plusieurs années le post-it offre aux marques un nouvel alphabet adapté au zapping urbain. Par exemple, une organisation Suisse contre le cancer de la peau, Krebsliga, a lancé une superbe campagne en 2010. Afin de sensibiliser la population aux effets néfastes du soleil ils ont placé plusieurs manequins couverts de post-it dans des parcs et au abords des piscines publiques. Sur les Post-it, les vacanciers pouvaient lire :« Our skin never forgets » alias notre peau n’oublie jamais.

L’été dernier à Paris un guerre des post-it a également éclatée. Les employés de la société Ubisoft ont d’abord décidé de décorer leurs fenêtres en reproduisant des Aliens du jeu vidéo Space Invaders. Plus tard, l’immeuble d’en face abritant des salariés de la banque BNP décide de riposter, reproduisant le canon du même jeu censé détruire les aliens d’Ubisoft. Il n’en faudra pas plus pour que la bataille commence. Par l’intermédiaire des réseaux sociaux,  le phénomène a gagné plusieurs grandes villes européennes, remettant ainsi le post-it au gout du jour.

A vos post-it et laissez vous guider par votre imagination.

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